Le sentier de découverte de la mine de Cap Garonne au Pradet
Site industriel et historique
1 h
point de vue
La côte entre Saint-Cyr à l'ouest et La Londe à l'est est couverte de petites mines historiques où l'on a creusé pour trouver différents minéraux. À la Plage de l'Argentière on exploitait non pas de l'argent mais du zinc. Ici, au cap entre le Pradet et Carqueiranne, on trouvait de l'oxyde de cuivre. Ces traces sont encore visibles.
La colline qui forme le cap est truffée de galeries artificielles et de versants de gangue toutes aussi non naturelles. Le sentier de découverte Jean-François Jubé réunit les sites visibles de l'extérieur ainsi que les meilleurs points de vue sur la côte. La mine elle-même se visite aussi, nous expliquons les modalités en bas de page.
Col au Cap Garonne
Le TER de Marseille a un arrêt à la Garde. En venant de Nice, il faut avancer jusqu'à Toulon et prendre de là le TER retour vers la Garde. On sort de la gare à droite et on arrive sur un petit rond-point où nous prenons à gauche. Nous sommes vite à l'arrêt de bus Stade. Nous attendons la ligne 91 vers Oursinières. Chercher les connections sous Zou!.
Il faut sortir à l'arrêt Colle Noire et marcher un peu: on avance dans la même direction et dans le virage à droite suivant, nous franchissons une passerelle. Après celle-là on prend à droite. 30 mètres plus loin en angle droit à gauche et 20 mètres après légèrement à droite. Par la suite, c'est tout droit et en montée. On arrive au col où se trouve le parking et le départ du petit tour décrit ici.
Nous sommes sur la côte d'Azur entre Toulon et Hyères. L'accès le plus rapide est est de l'ouest par l'A50 et l'A57 jusqu'à la sortie la Valette-Baudouvin. En venant de l'est prendre la sortie Le Revest et Université.
Des deux directions, prendre ensuite vers l'Université et continuer tout droit aux deux ronds-points qui suivent. Pareil au suivant, le panneau indique La Garde. On monte ensuite quelques lacets et on reste au rond-point suivant sur la D86. Prendre à droite avant le rond-point suivant à la hauteur de l'Espace Médical Ste. Anne. Suivre le Pradet aux croisements et ronds-points suivants. Arrivé dans une zone moins construite, on prend vers Carqueiranne au rond-point avec un olivier au centre. À droite au rond-point suivant. Puis suivre les flèches vers le musée de la mine de Cap Garonne.
Le parking est en haut à droite. Nous partons ensuite à pied vers le sud.
Arrivée au parking du Cap Garonne
Jean-François Jubé était élu adjoint à l'environnement et à l'aménagement de l'espace de le commune du Pradet de 1989 à 2005. Homme d'action, il initie ce sentier, mais il meurt en 2005 lors d'une expédition dans l'Himalaya.
Sur le site se trouvent plusieurs panneaux explicatifs dont cette carte du sentier de découverte. Attention, elle est orientée avec le sud en haut.
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Carte du sentier de découverte Jean-François Jubé
Nous parcourons le sentier dans le sens des aiguilles d'une montre, on ignore donc le flèches vers le musée et on part en direction sud avec des ruines sans toit sur la gauche. Il s'agit de l'ancien site de traitement du minerai de cuivre du Cap Garonne.
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L'ancienne usine de traitement du minerai de cuivre du Cap Garonne
Cette usine n'est pas très grande, on n'y a jamais fait l'extraction totale du cuivre. La seule cheminée laisse penser que l'on y pratiquait la réduction thermique pour l'extraction des métaux et que la purification chimique se faisait ailleurs.
À partir de 1857, au début de l'exploitation prospective de la mine, le minerai était acheminé par charrettes jusqu'à la Plage de la Garonne, donc vers l'ouest. Il est charge sur des tartanes (bateaux à voiles méditerranéens) à destination de Marseille. Sa destination finale est cependant Swansea au Pays de Galles où à lieu l'extraction finale du cuivre et du plomb.
En 1892, l'usine est construite. En effet, les besoins de la viniculture en sulfate de cuivre pour le traitement fongicide des vignes. Le minerai pauvre de la mine se prêtait mieux à cette extraction chimique par l'acide sulfurique que l'extraction de cuivre pur.
À partir de 1906, la mine est desservie par un embranchement particulier des chemins de fer du Sud de la France. Le minerai de bonne qualité est alors acheminé par wagons en direction de Toulon et de Marseille.
La mine cesse d'être exploitée en 1917. Une autre activité y a eu lieu de 1947 à 1953 avec la culture de champignons de Paris dans les cavités vides de la mine. Un bassin d'eau douce alimenté par les eaux de pluie et toujours présent, servait à l'arrosage des champignons.
Ce bassin et d'autres servaient aussi lors du fonctionnement de la mine pour y tremper des pointes des fleurets qui servait à percer des trous dans la roche à l'intérieur de la mine.
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Berlines de mine du Cap Garonne
Au même endroit, on voit deux berlines de mine sur une rampe. Leur chemin se terminait ici et le contenu était versé dans des grands entonnoirs avec des grilles pour un premier tri du matériel sorti de la mine.
Ce travail de tri était effectué par les femmes et les enfants des mineurs.
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Simca Aronde P60 plateau
Notre chemin est d'abord large et plat. Il s'agit de routes de l'ancien domaine minier.
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Le sentier de découverte Jean-François Jubé côté est
La mine de cuivre était exploitée de manière industrielle jusqu'en 1917. Par la suite, le site est resté à l'abandon. Les berlines de mine sont sans doute d'origine, mais pas le pick-up Simca. Ce modèle a été construit au début des années 1960. Ayant sans doute roulé une vingtaine d'années, ce véhicule a été abandonné au moins 60 ans après la fermeture de la mine.
Il faut parfois remettre les choses dans leur contexte historique, tout ce qui semble vieux n'est pas d'époque.
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Schéma géologique Gavaresse - Colle Noire
On arrive à des maisons qui marquent l'accès sud et principal à la mine. Le schéma montre en rouge le socle de grès et des argiles rouges du Permien (298 à 252 millions d'années). En bleu la couche de conglomérat contenant de l'oxyde de cuivre et du plomb. Par-dessus viennent des grès bigarrés et conglomérats jaunâtres du Trias inférieur (252 à 66 millions d'années).
La colline est coupée par une faille est-ouest découverte en 1877 et qui cause un décalage d'environ 15 mètres dans toutes les couches. Les mêmes couches se retrouvent au nord-est du col.
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Entrée sud de la mine du Cap Garonne
Près des maisons se trouve cet outil lourd qui servait apparemment à racler le sol. Qui sait comment cela fonctionnait vraiment? Renseignez-nous en commentaire en bas de page!
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Outil de raclage de la mine du Cap Garonne
Un panneau indique la grotte de la poudrière. On y stockait les explosifs à l'écart des autres installations minières. Soit il n'y avait pas beaucoup d'explosifs, soit l'éloignement était insuffisant.
Un peu plus loin sur le sentier de découverte se trouve un panneau expliquant les terrasses à fleurs. D'une part, on ne voit plus grand chose parce que des arbres ont poussé, d'autre part, des villas ont aussi poussés. On y voit donc une vue historique de cultures sur terrasses. La zone concernée est en tout cas la bande claire au centre de la photo.
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Vue sur les terrasses à fleurs
On arrive finalement aux vues ouvertes et cette première permet la vue de la colline Gavaresse avec le quartier de villas du Bau rouge à gauche au Mont des Oiseaux entre Carqueiranne et Hyères. Au centre le tombolo de Giens et derrière l'Île du Levant. À droite la Presqu'île de Giens et l'Île de Port-Cros derrière.
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Point de vue au Bau Rouge
Au point de vue, le chemin tourne à droite et vers l'ouest. 70 mètres plus loin, des marches descendent du chemin principal. On arrive devant une autre ouverture grillagée de la colline. Un panneau indique que c'est la grotte aux chauves-souris, concrètement l'oreillard gris qui se caractérise par des très grandes oreilles.
Mais détrompons-nous, ce n'est pas une grotte naturelle. On reconnaît bien l'extraction intentionnelle de la roche sous une strate plus solide qui forme le plafond. Au sol, des débris très typiques de cavités creusés par l'homme. Ici, il n'y avait pas de minerai, mais de la roche très dure utilisée pour la construction.
La photo formant l'entête de cette page montre cette galerie.
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Position de la grotte aux chauves-souris du Cap Garonne
Le chemin au pied de la galerie ne continue pas. On voit cependant que l'idée d'extraire des roches ici n'était pas idiote: on reconnaît une limite de strate et ces interstices facilitent l'extraction.
Nous remontons par la suite l'escalier bien pentu et on reprend le chemin principal vers l'ouest. Il est maintenant un peu moins large, mais toujours aussi plat.
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Rochers à la grotte aux chauves-souris du Cap Garonne
D'un peu plus loin, on a une vue retour sur Giens avec un peu plus de recul. L'angle de vue ne change cependant pas beaucoup.
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Giens vu du Cap Garonne
Vers l'ouest s'étend cependant maintenant le Cap de Carqueiranne et la Baie de la Garonne. Cette dernière donne sur la Grande Rade de Toulon avec à gauche Saint-Mandrier et le Cap Sicié et la Petite Rade de Toulon à droite.
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Le Cap Sicié et la Grande Rade
Nous arrivons à une bifurcation. Les deux chemins mènent à vers le nord en descente, on prend cependant à gauche parce que les vues sur le côte en sont meilleures.
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Borne au sud-ouest du sentier de découverte
Nous voyons maintenant plus vers le nord-ouest et tout le pourtour de la Rade de Toulon. Les montagnes au fond sont le Gros Cerveau, le Cap Gros, le Mont Faron et le Coudon.
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La Grande Rade de Toulon
La partie nord de la colline est moins pentue et ici se trouvent aussi d'autres ouvertures. Contrairement à la partie sud, ici se trouve aussi beaucoup de gangue recouverte plus ou moins par la végétation maintenant. On reconnaît cependant les formes peu naturelles.
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Une galerie du Cap Garonne
Certains rochers sont ici couverts d'un réseau bleu-vert, c'est de l'oxyde de cuivre et c'était le métal recherché par les mineurs jusqu'au début du 20e siècle.
Le cuivre oxyde naturellement à l'air libre et plus en profondeur s'il est impur. Le cuivre pur oxyde de la même couleur, cependant cette couche d'oxyde protège le cuivre au-dessous.
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Oxyde de cuivre au Cap Garonne
Nous arrivons finalement sur une grande esplanade tout aussi artificielle que beaucoup d'endroits de cette colline. Ici se trouvaient les galeries d'accès à la partie nord de la mine.
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Place devant le musée de la mine du Cap Garonne
On retrouve ici aussi une berline de mine. Malheureusement, les rails ne sont plus présents. Cela enlève beaucoup à l'authenticité d'une mine.
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Berline devant le musée de la mine du Cap Garonne
Dans la partie nord se trouvent aussi les plus grandes galeries et halles creusées et ici se trouve la mine qui peut être visité. Durant les vacances scolaires, elle est ouverte toute la journée, le reste de l'année que l'après-midi. Elle est fermée le lundi. La visite libre coûte EUR7,- en 2026.
L'attraction principale est une halle basse avec un pilier au centre.
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L'entrée du musée de la mine du Cap Garonne
Autour de la mine se trouvent d'autres rochers avec des traces très nettes d'oxyde de cuivre.
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Oxyde de cuivre au Cap Garonne
La gangue rejetée crée des éboulis initialement inertes que la végétation regagne peu à peu. On voit cependant que ça dure. L'armérie est la plante pionnière ici qui couvre ces rochers avant le maquis et la forêt.
Entre les rochers vivent des couleuvres et des tarentes (geckos).
Un peu plus loin, nous retombons sur le point du départ du tour.
Ceux venus en bus redescendent à pied vers la Colle Noire et reprennent le bus de la ligne 91, mais cette fois-ci en direction de Planquette. On repasse à la station Stade qui correspond à la gare de la Gare.
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Les éboulis de gangue de la mine du Cap Garonne
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La grotte aux chauves-souris du Cap Garonne