Le Parc de la Poudrerie de St. Chamas
Avec la visite de Miramas-le-Vieux
promenade
facile
2 h 30 min
oui
oui
localité
balade
Introduction
Le Parc de la Poudrerie est situé au bordure de l'Étang de Berre. Il renferme un patrimoine historique, industriel et naturel avec une grande biodiversité.
Attention, le site a des heures d'ouvertures changeantes durant l'année, voir l'information plus bas.
En 1690, sur ordre royal, le domaine est acheté par Louis XIV pour y faire fonctionner le martinet à poudre. Elle portera le nom de Poudrerie Royale. Son emplacement est choisi pour des raisons de sécurité car éloigné des centres urbains et proche du port de Saint-Chamas. À la veille de la Révolution, elle est l'un des plus importants des 18 en activité à cette époque. La poudrerie s'agrandit et se modernise pour répondre à la demande croissante de poudre et d'explosifs: 6 hectares en 1823, 23 hectares en 1879, 65 hectares en 1885, pour atteindre 135 hectares en 1950. Moulins, réservoirs, ateliers et mêmes digues de retenue pour gagner du terrain sur l'Étang de Berre sont bâtis au fil des années. Le nom change également: Poudrerie Impériale, et Poudrerie Nationale.
Ce plus ancien pôle d'industrie de l'Étang de Berre ferme ses portes le 30 juin 1974. Après le démantèlement des usines et la dépollution des sols sur deux ans succèdent plus de 25 ans d'abandon à cause de différents entre les deux communes qui se partagent le domaine: Miramas au nord et Saint-Chamas au sud. Pendant ce temps, le site est interdite au public et inoccupé. Dans cette période, il est re-colonisée spontanément par un ensemble de milieux naturels d'une remarquable diversité biologique. Trois types de milieux naturels s'offrent aux yeux des visiteurs: un milieu de type roselière, une forêt humide et un milieu sec de type méditerranéen.
Les faits
8,4 km distance totale
2 h 30 min durée de marche
140 m dénivelé totalisé
orientation moyenne
balisage 95% du tracé
70% routes forestières
15% petites routes calmes goudronnées
10% sentiers faciles
<5% parcs
<5% sans chemin
<5% escaliers
dangers aucun
enfants oui, mais c'est long
utile équipement pique-nique
indispensable chaussures de marche, équipement rando et eau
Coordonnées GPS WGS84 des points de départ et d'arrivée 43.55024375807387,5.03130810063023
Transports en commun
On peut bien rejoindre St. Chamas en train, beaucoup de correspondances se trouvent sous TER PACA sur la ligne entre Marseille et Miramas. Cependant, la gare est à une bonne distance du départ du tour. C'est en descente et au retour, il faudra remonter. Donc, on sort de la gare vers le nord et sortir vers la gauche et tourner encore à gauche pour repasser sous les rails.
Plus bas, nous arrivons sur la route passante au nord de St. Chamas. On la traverse au feu sur le passage piéton. Juste en face se trouve un escalier en descente. EN bas, on prend à droite pour arriver sur deux rues parallèles où nous prenons celle de gauche. On arrive dans l'allée ombragée de l'avenue Pasteur. On passe à la mairie et plus bas on traverse une grande arche du Pont de l'Horloge. Au-dessous se tient le marché de Saint-Chamas.
Au bout de la rue Gambetta, on prend à droite la rue Auguste Fabre et son parcours nous ramène vers la gauche. On est alors à l'entrée de l'ancienne poudrerie.
Pour cette approche en partant de la gare il faut rajouter 1 kilomètre et 35 mètres de dénivelé au parcours (valeurs pour une direction). Le tracé est aussi visible sur la carte sur cette page. Il est aussi inclus dans le fichier GPX disponible sur cette page.
Accès en voiture
En venant de l'est (Marseille, Nice, Vallée de la Durance) prendre les sorties des autoroutes A7 et A8 vers Berre-l'Étang, puis vers la Fare-les-Oliviers et ensuite St. Chamas. On passe près du Pont Flavien et on prend à gauche et en direction de la Gendarmerie au rond-point à l'entrée de St. Chamas.
En venant de l'ouest (Arles), passer St.-Martin-de-Crau, mais sortir avant l'A54 et suivre le fléchage vers Miramas. La ville est un peu compliquée à passer, mais il faut chercher la D10 vers Aix et Marseille. Après quelques minutes de campagne verte, on arrive à St. Chamas que l'on traverse du nord au sud sur la même D10. Au rond-point en sortie, on voit le Pont Flavien à gauche. Il faut ici prendre la deuxième sortie vers la Gendarmerie à droite.
En venant du nord (Luberon), prendre l'A7 jusqu'à Salon-de-Provence, y changer sur l'A54 vers Arles et en sortir très vite vers Salon, le centre-ville, puis vers Lançon. Le long de la N113 part la D70 vers Cornillon-Confloux et nous coupons ici par les collines. Prendre ensuite vers St. Chamas à gauche. Puis vers St. Chamas aux croisements suivants. On passe près du Pont Flavien et on prend à gauche et en direction de la Gendarmerie au rond-point à l'entrée de St. Chamas.
Dans tous les cas cités ci-haut, aux deux ronds-points suivants à droite et en bas, on suit le virage partant à droite pour longer le bord de l'Étang de Berre. Nous passons le port, et à la bifurcation, prenons à gauche.
Parkings utiles
La description plus haut nous mène à un grand parking. On peut continuer à le traverser jusqu'à ce que l'on ne puisse plus aller vers le nord. On est alors à la limite de la poudrerie, Il faut se garer ici au plus tard. L'entrée du site se trouve ensuite sur la droite.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8201)
Moulin de Schneiderite à St. Chamas en 1916
Croisement de la Route de Marseille à St. Chamas
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8203)
Le marché de Saint Chamas sous le pont de l'horloge
Plan d’agrandissement de la Poudrerie 1849
Conseils
Le plus grand défi est d'être sur place quand la poudrerie est ouverte. En gros c'est tous les mercredis et le 1er, le 3e et le 5e dimanche du mois. Les trois portes sont ouvertes durant ces temps. C'est la porte dite du théâtre de verdure côté ville. Nous entrons par ici. Puis il y a l'entrée dite des Oliviers, c'est celle par où nous accéderons à Miramas. La troisième porte est au-delà des entrepôts souterrains au nord-ouest. Elle se nome porte de la gare, sauf qu'il n'y ici plus de gare depuis bien longtemps. Les heures d'ouvertures varient aussi selon la saison, nous les détaillons ici.
Du 1er avril au 30 juin : le mercredi et le dimanche (1er, 3ème et 5ème du mois) de 9h à 18h
Du 1er juillet au 31 août : du lundi au vendredi de 7h à 12h
Du 1er septembre au 31 octobre : le mercredi et le dimanche (1er, 3ème et 5ème du mois) de 9h à 18h
Du 1er novembre au 31 mars : le mercredi et le dimanche (1er, 3ème et 5ème du mois) de 9h à 17h
Le site reste fermé par fort vent et en cas de danger de feu accru.
Le site est grand, c'est un elodorado pour les coureurs. Le vélo est aussi autorisé. Un tour similaire est décrit sous Le Parc de la Poudrerie de St. Chamas en vélo.
Toute la région est une zone à fort risque d'incendie de forêt. En période estivale, mais aussi en dehors de celle-ci par sécheresse ou vents forts, l'accès aux massifs forestiers est réglementé. Ainsi des routes peuvent être interdites à la circulation et/ou des sentiers interdits aux randonneurs. Information actuelles: Carte d'accès aux massifs forestiers et espaces exposés dans les Bouches-du-Rhône. La carte montre les couleurs vert, jaune, orange et rouge qui correspondent à des niveaux de danger.
Les sections
- De St. Chamas aux anciens moulins à poudre.
- La zone aquatique, d'autres installations et une chapelle en ruine.
- La visite de Miramas-le-Vieux
- La Vigie et les installations souterraines.
- Le monument aux morts, les étangs et les cyprès chauves.
Section 1: Moulins à poudre
➙ 0,9 km ... 25 min ➚ 15 m ➘ 15 m ↝ facile
15% petites routes calmes goudronnées, balisage aléatoire
45% routes forestières, balisage aléatoire
10% sans chemin, sans balisage
30% routes forestières, balisage aléatoire
Les points repères
- Portail du Théâtre de Verdure, 2 m
- Moulin numéro 22, 10 m
- Allée, 1 m
Il est impossible de présenter l'ancienne poudrerie dans un ordre logique et chronologique, la période d'utilisation était très longue et beaucoup de traces sont détruites. Nous faisons une ronde contre le sens des aiguilles d'une montre en restant pour cette section principalement près de la falaise.
Nous entrons dans l'ancienne poudrerie par le portail où passaient aussi tous les ouvriers. Les deux immeubles à droite et à gauche portent des horloges.
Plus loin, nous trouvons un rond-point où nous devons nous ternir à droite pour rouler ensuite sur une sorte de trottoir vers l'accès actuel au parc de la poudrerie
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Accès à la Poudrerie par la Place de Gaulle
En 1999, le projet de création du Parc de la Poudrerie Royale voit le jour. Les autorités locales, d'anciens poudriers et des passionnés d'histoires et de nature se sont mobilisés pour redonner vie au site. Le Conservatoire du Littoral deviendra propriétaire en 2001. De vastes zones ont été converties en sentiers pédestres.
Ce portail est fermé en cas de fermeture, tout comme tous les autres du parc.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 22 janvier 2026 par l’auteur de la photo. (id8204)
Accès à la Poudrerie du côté de St. Chamas
À droite de la route parcourt un large canal qui évacuait l'eau des installations hydrauliques vers le sud. Il n'est plus utilisé aujourd'hui.
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Canal dans la poudrerie de St. Chamas
Quelques mètres plus loin se trouve le monument conservé le plus important du site. C'est un ensemble de moulins hydraulique dont plusieurs identiques se trouvaient plus loin devant sous la falaise.
Parmi les 24 meulins existants à l'origine, seuls trois n'ont pas été détruits: les bâtiments 23 et 24 qui abritaient des granuleurs (en bas) et le moulin à meule numéro 22 (un étage plus haut).
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Moulins 22, 23 et 24 de la Poudrerie de St. Chamas
Sous Louis XIV, les martinets à poudre, puis les usines ont besoin de la force hydraulique pour fonctionner. Ainsi, un réseau complexe d'amenée et d'évacuation d'eau est créé et développé progressivement. Les canaux sont étanchéifiés par de la brique.
Schéma du réseau hydraulique de la zone des moulins à poudre
La force motrice était fournie par les eaux du canal des moulins qui avait un débit de 2000 à 2200 litres par seconde. Les moulins, disposés en deux lignes d'usines principales parallèlement au canal sont activés par 10 roues à aubes de 6 mètres de diamètre pour la ligne du haut et de 10 roues à aube de 5 mètres pour la ligne du bas. L'ensemble de ces installations développait une puissance d'environ 300 chevaux.
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Modèle des moulins à poudre en série de St. Chamas
Les installation de la partie basses était composés de deux parties en bois, le mortier et le pilon, le système est semblable aux marteaux-pilons utilisés dans les forges. Le pilon est relevé par la rotation d'un arbre à cames. Une fois en position haute, il est libéré et retombe de tout son poids sur le mélange contenu dans le mortier. Ce processus de fabrication est appelé trituration.
La force hydraulique est utilisée en exclusivité jusqu'à 1934 avant d'être progressivement être remplacé par la force électrique fournies dans les centrales en ville.
Système de meules hydrauliques de la Poudrerie de St. Chamas
Deux roues tournaient en sens opposé dans un bac. Elles sont mues par un système d'engrenages en bois et en acier. Ces deux roues triturent le salpêtre, le charbon de bois et le soufre. On y ajoute de l'eau pour éviter toute détonation. Les galettes ainsi formées sont appelés ternaires et on les sèche ensuite dans le séchoir vu plus tôt.
Schéma de meule pour fabrication de poudre noire
L'idée de recréer une roue à augets a germé à partir de la trace circulaire encore visible d'un frottement sur le mur du moulin haut (numéro 22). Le cheminement de l'eau n'est aujourd'hui pas le même que celui à l'époque pour des raisons surtout naturalistes, il ne faut pas amener trop d'eau douce dans sur des zones d'eau saumâtre. Cette erreur a été fait trop longtemps avec tout l'Étang de Berre.
Le débit d'alimentation en eau des de 25 litres par secondes, il y a 24 augets, le diamètre de la roue fait 610 centimètres, sa largeur est de 80 centimètres. La masse de l'axe est de 600 kilogrammes, le poids total est d'environ 4 tonnes.
Une roue à augets est une roue mue par la force de l'eau arrivant par-dessus et constituée d'un succession de compartiments cloisonnés en forme d'auges et appelés augets. Ils empêchent les pertes du liquide vers l'axe. Il s'agit d'une roue à aubes améliorée car au lieu d'être équipée de simples pâles poussées par le courant, le poids de l'eau contenue dans les augets la rend beaucoup plus puissante à débit égal et avec une rotation plus régulière du fait de son inertie par le poids. Toute fois, elle nécessite une chute d'eau, la où la roue à palles peut être actionnée simplement par une eau courante et sans chute.
Les divers documents du 19e et du début du 20e siècle indiquent que les roues tournaient entre 6 et 10 tours par minute en fonction des besoins ce chaque moulin. Chaque roue entraînait des engrenages permettant le mouvement des machines de trituration, de tamisage ou de granulation. La force motrice de l'eau a été utilisée pour le secteur de poudre noire entre 1690 et 1940, date de l'électrification du dernier groupe de moulins (numéros 23 et 24, donc justement ceux qui sont encore debout de nos jours.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8173)
Roue à augets restauré de la Poudrerie de St. Chamas
Nous deux fois à droite pour entrer dans la partie basse des moulins. Ici se trouvent des panneaux explicatifs et aussi des maquettes.
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Restes d'un moulin de la Poudrerie de St. Chamas
On explique ici aussi quelques uns des accidents mineurs ayant eu dans la poudrerie.
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Photo après l'explosion d'un moulin à poudre à la fin du 19e siècle
Nous resortons des moulins bas et tournons à droite le plus haut. Ici se trouve un autre moulin, il recevait la force primaire de l'eau. Celle-ci était alors conduite par un aqueduc vers les moulins bas.
Le moulin du haut servait á la trituration, c'est une opération de broyage par friction. Le bâtiment est vide et toutes les installations manquent, un modèle se trouve cependant dans le moulin du bas.
Cependant l'arche du viaduc qui alimentait la roue à augets est encore entièrement debout. L'eau sortait d'un canal souterrain dans la falaise et alimentait la roue par le haut.
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Aqueduc entre les meules et le la granulation et le tamisage
Les unités d'usines étaient construites en forme de U, l'ouverture face à la falaise de Safre, pour diriger le souffle de toute explosion vers celle-ci et de faire le moins de dégâts possibles. La couverture des bâtiments était légère (toile) et la devanture était constituée de larges baies vitrés pour éviter toute concentration de gaz explosifs.
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Restes d'un moulin de la Poudrerie de St. Chamas
Toujours sur le niveau haut se trouve cet ancien poteau incendie derrière une balustrade. Il n'est sans doute plus alimenté en eaux et les raccords ne correspondent pas aux modèles actuels.
Si on est aventureux, on peu grimper la balustrade pour explorer la Tour de Safre d'un peu plus près.
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Bornes incendie d'époque dans la Poudrerie de St. Chamas
Haute perchée sur la colline, équipée d'un observatoire et d'une sirène, la Tour de Safre avait plusieurs fonctions. Une vigie météo permettait d'anticiper l'arrivée des rentrées maritimes et de la pluie pour que les ouvriers aient le temps de mettre à l'abri la poudre noire mise à sécher à l'air libre. C'est aussi un poste de surveillance des ateliers et du travail des ouvriers. La fonction principale est bien sûr le guet pour détecter le moindre départ de feu. La tour était à partir de 1792 sous contrôle militaire.
Cette construction semi-troglodytique est intégrée, pour sa partie basse dans la Colline des Moulières qu'elle surmonte par une partie maçonnée construite après 1830.
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La Tour de Safre
Un escalier permet de monter dans la partie basse de la tour. On voit ici le canal creusé qui alimentait la chaîne des moulins.
L'escalier qui permet de monter est cependant solidement fermé. Revenons donc dans la zone autorisé à la visite.
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Galerie et canal sous la Tour de Safre
En haut et coté falaise se trouve cette pièce en acier attachée au mur derrière le moulin numéro 22.
Les contrôles étaient primordiaux dans cette entreprise d'importance militaire. Il falait aussi contrôler les contrôleurs et ceci se faisait avec un contrôleur des rondes de Collin-Wagner. Il se compose de deux parties distinctes: d'un chronomètre et d'une boîte en fonte. La boîte en fonte est placée dans un mur à chacun des postes que l'on tient à faire visiter par le veilleur. Chacune des boîtes renferme un poinçon, dont chacun se termine par une lettre différente. Les boites sont munies d'une porte, destinée à mettre le poinçon à l'abri des atteintes de toute nature pendant le jour.
Le garde de nuit ouvre ces portes à le première ronde et les referme à la dernière. Dans l'exemple visible près du moulin numéro 22, la porte et le poinçon manquent. Dans l'exemple représenté à droite, cette porte est présente, mais fermée.
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Boîte en fonte du contrôleur de rondes de nuit Collin-Wagner
On ouvre la boîte au moyen d'une serrure à secret. Le gardien doit poinçonner en arrivant au premier poste. À chaque poste, la manœuvre est à répéter. À la fin de la ronde, un mot entier est imprimé. Le mot est répété à chaque ronde. Les lettres ne seront pas sur la même ligne si la ronde n'a pas lieu dans l'ordre voulu.
Les papiers imprimés ressemblent fort aux chronotachygraphe utilisés pour contrôler les heures de pause des camionneurs.
Publicité pour le contrôleur constant de rondes de nuit Collin
Nous descendons du moulin haut vers l'allée rectiligne et on prend à droite.
À divers endroits de la poudrerie restent des installations qui sont souvent difficiles à dater. Ce lampadaire semble aussi avoir été un poteau électrique. Ce genre de construction était commun jusqu'aux années 1960.
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Lampadaire de la Poudrerie de St. Chamas
Sur cette allée se trouve d'abord sur la gauche une maison en ruine sans toiture. Un panneau indique que c'était le séchoir, mais la construction ne correspond pas au schéma existant qui est visible en bas. D'autres sources décrivent ce bâtiment comme infirmerie ou atelier mécanique. Ces fonctions ont sans doute changé dans le temps.
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Ancien atelier de la poudrerie de 1848
Le séchoir était sans doute aussi placé ici près de la falaise, mais hors des grands arbres. Il était sans doute de l'autre côté de la route où les arbres sont moins grands aujoud'hui.
Le processus d'élaboration de de poudre noire nécessite de mélanger différents éléments les uns après les autres. Durant ces opérations, qui durent 21 heures, les mélanges sont humidifiés pour éviter qu'ils ne détonnent. Il faut donc ensuite faire sécher le mélange. Lors de ce séchage, le danger d'explosion est permanent et on a placé le séchoir loin des autres sites de production.
Ce séchage se faisait à l'air libre. Les galets de poudre noire étaient étalées sur des draps jusqu'à leur séchage complet sur 637 tables.
En 1883, un séchoir à vapeur de 11 mètres carrés muni de ventilateurs électriques est installé dans ce bâtiment. Il ne reste aujourd'hui plus rien de ces installations.
Schéma du séchoir à poudre de St. Chamas
Peu après la maison en ruine se trouvent des bancs et des tables de pique-nique sur la droite.
Par la suite, nous ne continuons plus tout droit, nous bifurquons à droite
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Un banc dans le parc de la Poudrerie de St. Chamas
Section 2: Le nord-ouest de la poudrerie
➙ 2,1 km ... 45 min ➚ 35 m ➘ 5 m ↝ facile
<5% routes forestières, balisage aléatoire
15% sentiers faciles, balisage aléatoire
25% routes forestières, balisage aléatoire
20% sentiers faciles, balisage aléatoire
35% routes forestières, balisage aléatoire
Les points repères
- Allée, 1 m
- Maison du Directeur, 3 m
- Grande Halle, 7 m
- Chapelle et lavoir, 15 m
- Porte des Oliviers, 30 m
Nous continons à restant près de la falaise pour monter ensuite plus dans la partie plus sèche du domaine.
Le chemin devient progressivement plus étroit et on entre dans une forêts plus dense et plus humide.
Rien n'est naturel ici. Même l'eau de la cascade provient d'une surverse d'arrosage de Boisgelin, alimenté par de l'eau provenant de la Durance. Ceci explique que cette cascade artificielle peut aussi être à sec et que cela ne dépend pas des pluies.
Actuellement, cette surverse est régulée pour alimenter certains canaux sans cependant apporter trop d'eau douce dans ce milieu naturel majoritairement saumâtre.
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La cascade artificielle de la Poudrerie de St. Chamas
Le chemin de terre se transforme en passerelle en bois sur les milieux humides. Ces passages sont étroits.
Quelques mètres plus loin se trouve un court chemin vers un étang.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 4 novembre 2025 par l’auteur de la photo. (id8218)
Un étang de la Poudrerie de St. Chamas
C'est un endroit pour observer des oiseaux et des insectes d'eau douce car l'eau n'est pas saumurée ici.
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Un étang de la Poudrerie de St. Chamas
Autour du marais du directeur, on trouve également une végétation plus exotique avec séquoia, ginkgo biloba et if plantés par les directeurs au milieu du 19e siècle. Un jardin dit à la française agrémentait également les lieux.
L'origine du séquoia est sur la côte pacifique des États-Unis. Il exige beaucoup d'eau. La hauteur de cet exemplaire dépasse 100 mètres.
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Séquoia dans le parc de la poudrerie de St. Chamas
Plus à l'arrière de l'étang se trouve une forêt humide essentiellement composée de peupliers blancs et de frênes à feuilles étroites. On y trouve aussi des arbres plus rares tels que les peupliers noirs, de même que des chênes pédonculés, plusieurs espèces d'érables et des cyprès-chauves, arbres emblématiques des poudriers où nous sommes passés à l'aller.
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Chemin entre la cascade et la maison du directeur
Nous arrivons sur une aire dégagée en pleine forêt.
Il ne subsiste de la maison du directeur qu'une dalle de béton qui surplombe l'étang. Les murs de la maison ont disparu à partir de 1974.
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Lieu de la maison du directeur de la poudrerie
Après la maison du directeur, nous prenons le chemin de gauche à la bifurcation. On arrive sur un croisement plus grand, où nous continuons tout droit sur une piste forestière plus large. 50 mètres plus loin, nous tournons à droite.
On s'engage sur une sorte d'allée avec divers constructions qui étaient des ateliers de fabrication. Ils sont soit barricadés ou ouverts et vides.
Les ateliers sont reliés par des couloirs couverts. On transportait visiblement les pièces à fabriquer d'un atelier à l'autre.
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Installation des années 1950 dans la Poudrerie de St. Chamas
Ce bassin de tortues de Floride est une curiosité sur un site du Conservatoire du Littoral car c'est une espèce invasive interdite à la vente et à l'introduction sur le territoire depuis 1997. Elle n'a pas de prédateur et transmet des maladies, aussi à l'homme, comme la salmonellose. Celles qui se trouvent ici ont été recueillis dans la poudreries et on les isole pour ne pas nuire à l'environnement naturel.
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Bassin de tortues de Floride
On retrouve ici des installations des années 1970 comme ce téléphone qui n'est bien sûr plus branché à rien.
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André au téléphone
On arrive devant une grande halle. Édifiée en 1918, la grande halle témoigne de l'histoire récente de la fabrication d'explosifs.
Après l'acquisition du site par le Conservatoire du Littoral, elle est devenue un lieu d'accueil et d'animation.
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Halle du musée de la poudrerie
Les exposions dans la grande halle sont assez poussiéreuses en 2023. L'on apprend surtout sur l'action du Conservatoire du Littoral en général.
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Exposition dans la halle du musée de la poudrerie
On rappelle cependant aussi la vocation première de ce site, la fabrication d'explosifs. La halle sert jusqu'à la fermeture à la fabrication d'obus et de torpilles dont on retrouve quelques boîtes ici.
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Boîte en bois pour fusées de mortiers de 81 millimètres
Les boîtes sont complètes, y compris les avertissements destinés aux militaires.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8222)
Information dans la boîte en bois pour fusées de mortiers de 81 millimètres
De l'autre côté de la halle se trouve un cylindre un peu étrange.
Du temps de la poudrerie, plusieurs abris individuels de ce type étaient disposés du côté de l'étang. D'après les témoignages des poudriers, il s'agissait de structures de surveillance et de protection individuelle lors des essais d'explosifs.
En étamt placé devant le panneau près du cylindre, on voit deux chemins. Prends celui de gauche, qui tourne légèrement à gauche. Il monte ensuite.
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Abri individuel dans la poudrerie de St. Chamas
Ce chemin nous amène droit vers une chapelle délaissée.
La Chapelle St. Vincent est remarquable et originale en dépit de son état de ruine. Il y a d'une part une configuration semi-troglodytique avec une nef à deux travées dont l'une est appuyée contre un abri-sous-roche dans la falaise de Safre à laquelle toute la construction est adossée.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8223)
Accès à la chapelle St. Vincent
Le canal qui traverse la nef permettait d'alimenter en eau un moulin à à blé et à huile, dit Moulin Neuf de 1736. Il est aujourd'hui dans la zone encore militaire à nos jours.
La chapelle est de type roman provençal avec une voûte en berceau légèrement brisée sur des arcs doubleaux datant probablement du 12e siècle. Des interrogations subsistent sur la datation des élévations extérieures qui pourraient être encore plus anciennes.
La poudrerie annexe le piémont sud du village de Miramas-le-Vieux au début du 20e siècle avec la chapelle et son cimetière autour. Elle est utilisée pour loger des militaires pendant les Guerres Mondiales.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8225)
Base troglodytique de la chapelle St. Vincent
Le lavoir, un peu plus bas, présente des structures patrimoniales qui témoignent de son ancienneté. On trouve notamment des colonnes ornés de têtes de lions.
Nous repartons de cet endroit vers l'est et toujours en légère descente.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 22 janvier 2026 par l’auteur de la photo. (id8224)
Le lavoir dans la poudrerie de St. Chamas
On continue de la chapelle vers le sud. Le chemin passe entre deux clôtures et débouche sur une ancienne route à côté d'une maison. On tourne à droite et tout de suite à gauche.
Nous arrivons par la suite sur une aire plus plate et plus dégagé. On prend le chemin en terre à gauche pour un court écart vers un point de vue.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8226)
Tourner ici vers le Banc des Amoureux
Ce court écart nous fait monter vers le point de vue du Banc des Amoureux. On y trouve effectivment un banc et très peu de personnes montent ici.
On ne voit pas bien vers l'étang à cause des grands arbres, mais on voit dans la zone qui est encore occupée par les militaires à ce jour.
Le couvert forestier visible d'ici date du fonctionnement de la poudrerie. Ils avaient plusieurs rôles. Limiter la diffusion du souffle destructeur en cas d'explosion, stabilsier les terrains gagnés sur l'étang et ombrager les ateliers.
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Vue sur l'Etang de Berre depuis le Banc des Amoureux
En redescendant du point de vue, nous voyons une zone clôturée en bois sur la gauche. On y trouve des socles de citernes de produits chimiques.
Les socles béton supportaient des citernes contenant des acides utilisés par les usines de fabrication en contrebas. On évitait ainsi des pompes car les liquides descendaient par gravité.
Nous revenons ensuite sur la route. Elle fait des longs virages entre des clôtures. Après un virage à droite et un autre à gauche, on prend à la premiere bifucation à droite. Ce chemin nous mène à une des portes du domaine. C'est celle des Oliviers. Nous sortons ici pour monter vers Miramas-le-Vieux.
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Socles en béton de structures datant de la fabrication d'obus à St. Chamas
Section 3: Miramas-le-Vieux
➙ 1,4 km ... 30 min ➚ 50 m ➘ 50 m ↝ moyenne
5% routes forestières, balisage aléatoire
<5% escaliers, balisage aléatoire
10% petites routes calmes goudronnées, balisage aléatoire
10% parcs, sans balisage
10% petites routes calmes goudronnées, balisage aléatoire
5% escaliers, sans balisage
30% petites routes calmes goudronnées, balisage aléatoire
<5% escaliers, balisage aléatoire
25% petites routes calmes goudronnées, balisage aléatoire
<5% escaliers, balisage aléatoire
5% routes forestières, balisage aléatoire
Les points repères
- Porte des Oliviers, 30 m
- Chapelle St.-Julien, 45 m
- Château de Miramas, 75 m
- Porte des Oliviers, 30 m
Non loin au nord de la poudrerie se trouve le village perché provençal de Miramas-le-Vieux. Bien que ce cadre soit très différent du site industriel, ce détour vaut la peine.
En effet, on trouve des oliveraies au pied du village de Miramas.
On prend à droite après le portail.
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Miramas vu du sud
On traverse la route et on monte les quelques marches pour rejoindre une autre petite route sur laquelle nous continuons en monté.
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Escalier pour monter vers le cimetière
On voit vers le village perché à travers les oliviers. Ici une photo du printemps avec les prés en fleurs.
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Pré printanier dans l'oliveraie au pied de Miramas le Vieux
Sur cette montée, nous passons le vieux cimetière de Miramas. Ici se trouve aussi l'ancienne église paroissiale, maintenant simple chapelle du cimetière. Elle date du 12e siècle. L'archivolte de la porte à claveaux allongés est ornée d'un cordon d'étoiles.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 22 janvier 2026 par l’auteur de la photo. (id8230)
La Chapelle St. Martin du cimetière de Miramas-le-Vieux
D'autres tombes de personnes localement célèbres sont indiqués sur un panneau dans le cimetière.
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Tombe d'un ingénieur local dans le cimetière de Miramas
Le cimetière est bien paisible, il se prête aussi à une pause avant la visite du village.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 22 janvier 2026 par l’auteur de la photo. (id8231)
Pause à la Chapelle St. Martin
Nous ressortons de l'enceinte du cimetière et on prend à droite en montée. La pente est forte et le revêtement très irrégulier, on doit sans doute pousser les vélos ici.
En haut, nous débouchons sur une placette avec deux grands platanes, un lavoir et une fontaine.
De la placette, on monte les marches et on se tient par la suite à gauche sous le grand mur de soutènement.
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Place de la Fontaine Castagneur
Lorsque la pente de la montée s'assagit un peu, on prend à droite pour longer les murs au nord du village.
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Rue Frédéric Mistral de Miramas
On passe sur des escaliers qui changent souvent de direction.
Il s'agit d'un passage public.
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Cheminement sur les remparts de Miramas
Par moments s'ouvre la vue vers le plateau au nord.
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L'Étang de Berre vu de Miramas
Nous restons constamment au plus près du bord nord du village
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Cheminement sur les remparts de Miramas
Ce n'est pas une terrasse privé mais un passage public.
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Cheminement sur les remparts de Miramas
Nous arrivons sur une placette où nous ne pouvons plus avancer en bordure de la falaise.
On se rabat donc à gauche pour passer à coté de l'église Saint-Julien, elle a donc repris le nom de l'ancienne église que nous avons vu au cimetière. On l'appelle aussi Notre-Dame de Beauvezer du nom de l'ancien prieuré de Miramas. Elle dat probablement du 15e siècle.
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L'église de Miramas
On passe sous un arc boutant de l'église et on tourne devant à droite dans la rue Frédéric Mistral.
À l'origine de la ville actuelle de Miramas plus loin au nord, Miramas-le-Vieux s'est développé à l'abri de son château féodal sur son éperon rocheux. Il garde ses ruelles typiques de village perché provençal.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 22 janvier 2026 par l’auteur de la photo. (id8233)
Un arc boutant de l'église de Miramas traverse la ruelle
On continue tout droit au croisement suivant et on prend ensuite à droite dans la rue Laure pour un autre point de vue.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 6 novembre 2025 par l’auteur de la photo. (id8196)
La Rue Laure pendant le vide-grenier
On arrive sur une autre place avec vue vers le nord
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 22 janvier 2026 par l’auteur de la photo. (id8235)
Les auteurs du site sur les remparts au nord de Miramas
Au nord-est de trouvent des plateaux calcaires très secs.
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Le vallon avec la route au nord de Miramas
La commune reste longtemps une possession des moines de l'abbaye de Montmajour qui en font une place forte défensive.
Le château, aujourd'hui en ruine date du 12e siècle. On ne peut pas l'approcher car des pierres risquent de tomber. On peut cependant en faire le tour.
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Ruine du château de Miramas
À gauche se trouve un pin d'Alep qui a été déclaré arbre remarquable en 2000.
Nous continuons quelques mètres en descente sur la route.
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Le pin d'Alep de Miramas
Nous revoyons l'Étang de Berre de l'autre côté du village.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 22 janvier 2026 par l’auteur de la photo. (id8237)
L'étang de Berre vu de la route de Miramas
Nous revenons devant un arc qui reste du dans le mur défensif sous le château. Le passage était fermé quelques années, mais nous pouvons desormais y passer pour remonter.
En haut, nous reprenons d'abord la ruelle par laquelle nous sommes arrivés.
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La falaise et la Porte Notre-Dame de Miramas
On prend cependant à droite au premier croisement, il s'agit de la rue Coupo Santo.
Après même pas 20 mètres, nous tournons à gauche en descente.
Tourner à droite dans la Rue Coupo Santo
Nous débouchons sur une placette au-dessus de la porte basse de du village.
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Point panoramique sur la porte au sud du centre de Miramas
On peut monter sur la porte pour un autre point de vue avec table panoramique. Nous avons de nouveau l'Étang de Berre et une partie de la poudrerie en vue.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 4 novembre 2025 par l’auteur de la photo. (id8121)
Panorama de la porte au sud du centre de Miramas
Nous passons sous la porte pour continuer. La pente devient plus prononcée.
On revient sur la place avec le lavoir et les deux grands platanes. Nous reprenons le chemin vers le cimetière et nous continuons ensuite des descendre.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 4 novembre 2025 par l’auteur de la photo. (id8122)
Rue Frédéric Mistral en descente
Nous revenons vers l'escalier, nous retraversons la route et nous rentrons de nouveau dans l'enceinte de l'ancienne poudrerie.
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Route à traverser entre Miramas et la poudrerie
Section 4: La vigue et les tunnels
➙ 1,8 km ... 20 min ➚ 35 m ➘ 45 m ↝ moyenne
10% routes forestières, balisage aléatoire
5% sentiers faciles, balisage aléatoire
<5% escaliers, balisage aléatoire
5% sentiers faciles, balisage aléatoire
<5% escaliers, balisage aléatoire
5% sentiers faciles, balisage aléatoire
75% routes forestières, balisage aléatoire
Les points repères
- Porte des Oliviers, 30 m
- Vigie, 37 m
- Galeries souterraines, 7 m
- L'usine d'oléum, 6 m
Les installations de la poudrerie dans la partie nord.
Après le passage du portail, nous revenon sur la route aux longs virages. On y prend à droite.
Nous avons plusieurs vues sur l'Étang de Berre de cette route. Mais nous en aurons aussi un bien meilleur sous peu de temps.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8240)
Vue sur l'Etang de Berre depuis le large virage sous la vigie
Nous prenons à gauche juste quand la route redevient plate.
Nous sommes alors sur un chemin de terre bien plus étroit.
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Tourner ici pour rejoindre la vigie
En 2023, il y avait ici une photo du début des années 1960 en comparaison directe avec le cadre verdoyant actuel.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8094)
Photo de la poudrerie dans les années 1960 dans la cadre actuel
Tous ces immeubles ont disparu pour le meilleur du site. Il faut bien sur des industries et malheureusement aussi des industries d'armement comme l'était la poudrerie dans son temps, mais on peut les placer dans des endroits moins sensibles écologiquement.
La poudrerie dans les années 1960
Nous buttons sur un escalier et d'autres suivront un peu plus loin.
Autour de la vigie est présente la garrigue avec des cistes cotonneux, du romarin, du thym et des chênes kermès. Les pelouses sèches abritent de nombreuses orchidées qui fleurissent au printemps.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8096)
Montée vers la vigie de la poudrerie
On retrouve des cylindres et les cales de béton pour des citernes près de la vigie. C'est ici le point le plus haut.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8098)
Socles en béton de citernes d'acides datant de la fabrication de TNT
Plus d'une cinquantaine d'années s'est écoulés depuis la dernière utilisation des ces structures, pourtant elles semblent comme neuves.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8097)
Socles en béton de citernes d'acides datant de la fabrication de TNT
Il ne manque plus que quelques mètres pour rejoindre le point de vue naturel.
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Le chemin vers la vigie de la poudrerie de St. Chamas
Comme la Tour de Safre, la Vigie est un poste élevé naturel qui permettait de surveiller les activités des usines.
La dalle de béton circulaire au sol était destiné à recevoir un canon anti-aérien pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 4 novembre 2025 par l’auteur de la photo. (id8123)
Vue de la Vigie de la poudrière
La partie directement à l'ouest de la zone de la poudrerie présente les mêmes structures d'intervention humaine laissée à l'abandon et regagnée par la nature et l'étang. Cette zone est aussi interdite d'accès, exceptés sont quelques mammifères comme les sangliers.
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Les étangs de la poudrière de St. Chamas
On voit ici sur la partie nord-ouest de l'ancienne poudrerie. On reconnaît des canaux et des terres gagnés sur l'étang et reperdues depuis. Il s'agit des étangs nord de l'Étang de Berre. C'est une zone protégé interdite d'accès. Il ne serait de toute manière pas possible de s'y avanturer sans canoë étroit.
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Les étangs de la poudrière de St. Chamas
Nous retournons du point de vue vers la route en longues boucles. En haut au fond se trouve le village de Miramas.
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Retour sur le chemin de la vigie de la poudrerie
Sur cette route, nous tournons à gauche en descente pour passer dans une section creusée dans la roche.
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Route creusée dans la roche et d'autres installations souterraines
Quand la route arrive dans une zone plate, on arrive à un croisemnt. On tourne à droite pour rester ensuite en ligne droite sur un chemin moins large.
Plus à l'arrière, les sols plus secs accueillent une forêt tempérée dominée par le chêne pédonculé, très rare dans le sud de la France.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8251)
Tourner pour rejoindre les entrepôts souterrains
On tombe ainsi sur l'entré d'un tunnel avec des des voies ferrées à l'écartement standard devant et des voies étroites dans le tunnel.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8252)
La galerie d'accès aux entrepôts souterrains
Ces galeries étaient utilisé comme entrepôts. De vastes salles communiquent par des passages voûtés et sont reliées par des couloirs parallèles qui permettent de sortir en cas d'éboulement.
Les galeries ne sont pas toutes consolidées. La plupart sont restées telles qu'au moment du creusement car la roche calcaire se prête bien à cette méthode.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8088)
Rails dans la galerie d'accès aux entrepôts souterrains
Des cheminées d'aération débouchent à la surface de la colline.
Le sol est pavé de bois pour éviter les étincelles.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8089)
Plan des entrepôts souterrains de la Poudrerie de St. Chamas
Comme un peu partout, on trouve des installations d'un autre âge.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8253)
Un boîtier électrique des années 1960
Nous revenons de l'entrée de tunnel vers le croisement et on continue tout droit sur quelques mètres. On arrive sur une grande place ouverte avec des murs de soutènementsur la gauche.
Sous ces murs de soutènement se trouvait une partie de la production d'oléum. L'unsine a été construite en 1916 et elle fonctionnait selon un processus de fabrication anglais, d'où son autre nom d'Usine des Anglais. Elles est considérée obsolète en 1948.
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Emplacement de l'usine d'oléum
Les murs de style Vauban sont des installations de soutènement construits avant 1914 pour agrandir la poudrerie et pour installer de nouveaux ateliers. Il est inimaginable de nos jours que l'on manquait de place ici au début du 20e siècle.
Plusieurs types d'oiseaux dont des faucons crécerelle utilisent les trous des barbacanes pour y installer leurs nids.
Sur la gauche se trouve un ancien terrain militaire qui n'est pas encore liberé. Nous continuons ensuite sur l'ancienne route goudronnée vers le sud.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8248)
Murs de soutènement d'avant 1914 sous la vigie
Section 5: Monument aux morts
➙ 2,2 km ... 30 min ➚ 10 m ➘ 10 m ↝ moyenne
95% routes forestières, balisage aléatoire
5% routes forestières, balisage aléatoire
Les points repères
- L'usine d'oléum, 6 m
- Monuments aux morts des accidents de la poudrerie, 1 m
- Point de vue sur une ancienne maison, 4 m
- Portail du Théâtre de Verdure, 2 m
Les installations de la poudrerie dans la partie nord.
Nous longeons maintenant une clôture sur la droite.
Tout en bas, près de l'étang, se trouve une zone humide méditerranéenne avec le roseau commun, le tamaris et la salicorne.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. La permission de reproduction sous Provence-Guide.net a été aimablement accordée le 3 novembre 2025 par l’auteur de la photo. (id8254)
Les marécages au large de la poudrerie de St. Chamas
Cette zone n'est pas accessible librement.
Les marais sont un milieu moyennement salé et sa limite est variable. Comme les digues ne sont plus entretenus, cette partie progresse vers ses limites historiques. Les arbres ne supportent pas cette salinité et meurent.
Nous contions ici sur 500 mètres et nous prenons la première route ouverte à gauche qui entre dans une forêt sombre en ligne droite.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8255)
Passage pour sangliers
Après 150 mètres, nous tombons sur un site commémoratif avec beaucoup d'information sur les accidentes dans la poudrerie au fil du temps.
À la veille de la 2e Guerre mondiale, l'État français réquisitionne de nombreux ressortissants indochinois pour soutenir l'effort de guerre et assurer une main d'œuvre dans les usines d'armement et de munitions. Un millier d'entre eux sont recrutés pour assurer le fonctionnement du site, tout d'abord pour le gouvernement français, puis sous l'autorité des forces d'occupation. Cette page très singulière de la Poudrerie de Saint-Chamas, a fait l'objet d'un travail d'investigation. On y décrit les conditions d'exploitation, proches de l'esclavage, de ces travailleurs dont la présence dans le sud de la France a permis l'introduction du riz en Camargue (Pierre Daum, Immigrés de force. Les travailleurs indochinois en France 1939-1952, coll. Archives du colonialisme, 2009).
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8075)
Panneau expliquant les accidents de la Poudrerie de St. Chamas
Les deux tragédies les plus graves restent gravés dans la mémoire des locaux et ces deux dates sont retenues sur la stèle érigée sur le site.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8074)
Le monument aux morts de la Poudrerie de St. Chamas
Plusieurs évènements tragiques ont marqué l'histoire de la poudrerie. Les premiers accidents sont limités à quelques moulins à poudre et on ne déplore pas ou peu de morts. On en profite cependant pour améliorer les mesures de sécurité, même si tout ceci reste rudimentaire comparé à ce que l'on fait aujourd'hui.
Photo après l'explosion d'un moulin à poudre à la fin du 19e siècle
Ces usines sont importantes, on documente en photographie donc aussi les accidents à une époque où ce n'est pas encore commun.
Photo après l'explosion d'un grenoir le 25 juillet 1902
Il y a deux ans d'écart entre ces deux accidents et on peut penser que la même personne est représentée à droite sur les deux photos.
Ces premiers accidents restent mineurs. Les appareils restent en place et les murs aussi. Le toit est en général soufflé.
L'usine de trituration après l'explosion de 1904
Le 16 novembre 1936 à 16h42, en fin d'après-midi, l'ouvrier Désiré Bayol aperçoit des flammes qui surgissent du premier étage du bâtiment 104 à la purification de trinitrotoluène. Il descend immédiatement et donne l'alarme. La sirène retentit dans la poudrerie nationale de St. Chamas. Habitués à ce gendre de sinistre et et formés pour lutter contre, le personnel ouvrier, sous les ordres du directeur Colonnel Laroque, s'organise. De nombreuses pompes sont mises en batteries et on encercle le feu de toute part. Les appareils des bâtiments voisins sont noyés pour empêcher la propagation des flammes. Seules deux cuves du premier étage sont en train de se consumer, dégageant un épais nuage noir visible dans tous les environs de l'Étang de Berre. Après un quart d'heure de lutte, l'incendie semblait définitivement maîtrisé, le contenu des cuves était bientôt intégralement brûlé. C'est à ce moment que le bâtiment s'effondre et avec lui les autres appareils pleins d'explosifs et inaccessibles du fait de la violence des flammes. Le confinement et le choc provoque alors l'explosion de plusieurs tonnes de cet explosifs que les les ouvriers appellent tolite.
Cette explosion provoque 53 morts don 6 officiers, le directeur, 7 agents et 40 ouvriers et plus de 200 blessés. Une catastrophe de cette ampleur n'avait pas de précédent dans le Service des Poudres.
Photo aérienne du cratère de l'explosion du 16 novembre 1936
Dépassé d'un point de vue technique à l'époque, la production de poudre noire diminue au profit de la production d'explosifs nitrés comme comme la tolite. On ne connaît pas l'origine première des flammes (court-circuit?). L'incendie a provoqué l'affaissement du bâtiment et donc la concentration de la tolite qui a été à l'origine de l'explosion. C'est un accident en chaîne dont la gravité aurait pu être amoindrie si l'on était plus vite. Des dispositifs de sécurité existaient, mais ils étaient insuffisants: interdiction de fumer, obligation de porter une tenue de sécurité et des sabots en bois, consignes sur le fonctionnement des machines.
Les dégâts sont beaucoup plus importants. Il est impossible de reprendre le travail car trop d'hommes manquent et trop de locaux sont détruits.
Photographie après l'explosion de 1936
La catastrophe de 1936 déclenche des funérailles nationales. Le président Albert Lebrun assiste aux cérémonies avec une foule de 15000 personnes.
Ce même président est dessinée en caricature dans une carrière que l'on peut trouver sur une randonnée avec des vue époustouflantes sur les Baux.
Le président Albert Lebrun pendant les funérailles nationales sur place
Les accidents continuent aussi après la Deuxième Guerre Mondiale.
Nous repartons des monuments aux morts des accidents de la poudrerie vers l'Étang de Berre, mais nous prenons la piste forestière à gauche peu avant la route plus loin.
Photo après l'explosion du 19 avril 1946
L'ensoleillement important combiné à une humidité exceptionnelle due aux canaux a favorisé le développement et la formation d'une forêt hygrophile. Celle-ci constitue le cœur vert du site dans lequel se sont développés frênes, ormes, érables, saules, chênes pédonculés, platanes, tilleuls, mais aussi cyprès chauves. Ces derniers sont plantés à la fin du 19e siècle le long des nouvelles voies sur le terrain gagné par la poudrerie sur l'Étang de Berre. On en a replanté en 2002.
L'origine du cyprès chauve est dans le sud-est des États-Unis. Son bois est très résistant. Sa particularité sont ses pneumatophores qui ressemblent à des stalagmites sortant de terre autour de son tronc. Il s'agit d'un système respiratoire par les racines du cyprès chauve, c'est une forme d'adaptation en zone inondable.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8257)
Pneumatophores de cyprès chauves
Après les cyprès nous continuons vers le sud et nous sortons à la première occasions vers la route en bordure de l'étang où nous gardons la même direction. On passe un premier point de vue à raz de terre, mais on en trouve un meilleur un peu plus loin.
Sur le toit d'un ancien immeuble est aujourd'hui installé une terrasse d'observation d'oiseaux.
Entre 1887 et 1990, la poudrerie expédie 3413 tonnes d'explosifs par bateau et 229 tonnes par voie ferrée. À la fin du 19e siècle, l'explosion d'un bateau transportant de la poudre noire dans le port de Marseille va hâter le développement du transport par voie ferrée. Un réseau de 9 kilomètres de voies ferrées sillonnent le site et relient tous les dépôts et ateliers. Une voie, à l'usage exclusif de la poudrerie reliait la gare de Miramas et le port de Saint-Chamas d'où la poudre partait vers toutes les destinations.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8258)
Terrasse d'observation sur un ancien immeuble de la Poudrerie de St. Chamas
Le site de la poudrerie accueille plus de 150 espèces d'oiseaux dont une soixantaine niche sur le site. La période la plus propice pour voir des oiseaux est le début du printemps.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8071)
Vue de la terrasse d'observation de la Poudrerie de St. Chamas
La poudrerie constitue un site d'hivernage important pour les oiseaux d'eau: colvert, tadorne de Bélon, foulque macroule, grèbe huppée, grand cormoran, flamant rose etc. Depuis 2006, des cigognes nichent sur le site, qui accueille également rolliers et guêpiers d'Europe, huppe fasciée, balbuzard pécheur et grand duc d'Europe notamment. Le site abrite aussi de nombreuses espèces de chauves-souris, le triton palmé, la cistude d'Europe ainsi qu'une multitude d'insectes dont une très belle population de libellules. Sangliers, renards et ragondins font partie des quelques mammifères qui fréquentent le site.
On revient vers la route en bordure de l'étang, on continue encore vers le sud, mais on tourne ensuite à gauche pour revenir vers l'allée principale. Ici à droite pour repasser sous les moulins à poudre vus au début.
Nous ressortons par la porte par laquelle nous sommes entrés et on monte dans le parc délaissé à gauche.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8259)
Vue de la terrasse d'observation sur un ancien immeuble de la Poudrerie de St. Chamas
Les gens attentifs auront remarquée sur les anciens plans que des installations se trouvent aussi plus près de la ville. Des rampes similaires montent vers la falaise, mais l'accès est barré car on y maintent une volière de pigeons.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8175)
Escalier vers les anciens martinets à poudre noire
Nous revenons donc vers l'espace aménagé entre le parc de la poudrerie et la ville. Ici se trouvaient l'administration de la poudrerie mais aussi l'armée qui gérait le site.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8176)
Sortie de la poudrière par la Place de Gaulle
Avant l'implantation de le poudrerie, existaient à Saint-Chamas des moulins hydrauliques à blé. Les ingénieurs de Louis 14 se servent donc de cette même force hydraulique et du dénivelé entre le canal et le sol pour la production de poudre par des martinets.
Les bâtiments de ces moulins à blé existent en partie encore, mais ce sont maintenant des maisons habités privées.
Après la sortie, on revient au point de départ.
Aucune reproduction autorisée sans l'accord écrit de l'auteur. (id8177)
Bâtiment entre les anciens moulins à poudre et les moulins à blé
Sources et informations supplémentaires
Ne partez pas sans de bonnes cartes topographiques: le tour se trouve sur la carte IGN "Salon-de-Provence, Miramas", échelle 1:25000, 3143OT.
Si on ne veut pas s'encombrer de cartes en papier, il est aussi possible d'utiliser des applications cartographiques. C'est d'une part l'application Cartes IGN. Elle a cependant besoin d'un accès au réseau de données et c'est parfois difficile dans les gorges ou les lieux reculés.
En alternative, on peut utiliser des applications stockant les données sur le portable directement. Elles ne sont en général pas gratuites, mais ne coûtent pas grand chose. Nous utilisons principalement OSMAnd. Il est possible d'y joindre des courbes de niveau, l'ombrage du relief, les balisages et d'autres. Il faut beaucoup de place pour stocker ces données sur le portable.
Bien sûr, il faut aussi avoir accès aux satellites pour le signal GPS pour toute application. Dans certaines gorges, ce n'est pas le cas. Il ne faut donc pas se fier à la position affichée, mais lire la carte sur le portable comme on la lirait sur le papier. La plupart des applications sont disponibles pour Android et iPhone. Les applications permettent en général d'enregistrer la trace parcourue et aussi d'afficher les fichiers GPS proposés avec chacune de nos randonnées.
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Nouvelle usine en construction en 1916